D'ou vient vraiment la banshee ? Pas d'un film d'horreur, mais de l'Irlande gaelique, ou la bean si, la « femme du tertre des fees », etait reputee gemir devant une maison la nuit precedant la mort de l'un de ses habitants. Des familles de toute l'Irlande, puis d'Ecosse, ont rapporte l'avoir entendue pendant des siecles, et la tradition est relevee par les folkloristes jusque tard dans le 20e siecle.
Le mot banshee est la forme anglicisee de l'irlandais bean si, litteralement « femme du si », le si designant les anciens tertres de terre disperses dans la campagne irlandaise, longtemps tenus par la tradition locale pour des entrees vers le monde des fees (les Aos Si). Une femme liee a ce monde, qui apparait pour pleurer une famille avant un deces, est l'une des figures les plus anciennement attestees de la tradition orale irlandaise, documentee dans les manuscrits gaeliques puis rassemblee au 19e siecle par des folkloristes comme Thomas Crofton Croker et Lady Wilde, qui ont recueilli des temoignages de premiere main directement dans les foyers irlandais.
Dans de nombreux recits, la banshee etait dite attachee a certaines vieilles familles irlandaises, en particulier celles dont le nom commence par O ou Mac, et son cri, le caoine, etait decrit comme reconnaissable entre tous : pas un hurlement, mais une longue plainte portee par le vent.
La legende n'a pas pousse dans le vide. L'Irlande a connu une veritable pratique funeraire appelee keening, de l'irlandais caoineadh, qui signifie pleurer ou se lamenter. Des pleureuses engagees pour l'occasion gemissaient et chantaient des lamentations improvisees au-dessus du corps pendant la veillee, une tradition documentee dans toute l'Irlande rurale depuis au moins l'epoque medievale, et dont les ethnologues recueillaient encore le souvenir au debut du 20e siecle. Vue ainsi, la banshee ressemble moins a une histoire de fantome qu'a l'echo surnaturel d'un rituel bien reel et tres humain : un cri de femme qui signale une mort avant meme que la maisonnee la connaisse.
Troisieme tome de la saga de Samuel Barbot, Banshees d'Irlande se deroule dans le village de Ballanroe, sous les ruines du chateau de Dunmore, a la veille de Samhain, la fete gaelique dont Halloween est issue. Le livre n'invente pas la bean si : il construit son village hante autour de la meme tension que les folkloristes ont toujours decrite, celle d'une communaute qui reconnait la plainte bien avant d'oser dire tout haut ce qu'elle annonce.
Cette meme regle traverse toutes les histoires ScaryTraditions : la creature part toujours d'une legende que des gens ont reellement crue, et sur laquelle ils etaient prets a agir.
Oui. La banshee vient du folklore gaelique sous le nom de bean si, la femme du tertre des fees, et des familles d'Irlande et d'Ecosse ont rapporte pendant des siecles l'avoir entendue gemir avant un deces.
Banshee vient de l'irlandais bean si, qui signifie femme du tertre des fees (le si designe les anciens tertres funeraires ou la tradition situait la demeure des fees).
C'etait la tradition du keening, ou caoineadh, une lamentation rituelle executee par des pleureuses engagees lors des veillees funebres partout en Irlande, relevee par les folkloristes jusqu'au 20e siecle.
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